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La légende de Richard et Albina  

Il y a bien longtemps, le roi anglais Tristan sauva la vie d’un petit garçon dont la mère fut tuée par un ours au cours d’une partie de chasse. L’enfant reçut le nom de Richard Patte-d’ours et fut élevé à la cour royale avec la fille du roi, Albine. Quand le garçon devint un jeune homme, il tomba amoureux d’Albine. Mais comme il n’avait pas le courage de demander sa main au roi, il la persuada de s’enfuir en secret là où il y a aujourd’hui la Montagne angélique. Ils y firent construire un château fort. Albine gagna les habitants locaux par sa bonté et son amabilité, ceux-ci commencèrent à l’appeler Ange et à nommer le château la Montagne angélique. 

Pourtant, Albine ne put charmer sa mauvaise conscience par de nombreux actes de bonté. Elle ressentait la culpabilité de façon de plus en plus pesante et souhaitait se réconcilier avec son père. Richard ne voulut absolument pas entendre parler de retour et traita la châtelaine de plus en plus souvent avec irritabilité et grossièreté. Le roi Tristan découvrit le château des deux réfugiés après une longue recherche et l’aide d’un devin et se mit en route pour libérer sa fille. Des émissaires l’informèrent qu’Albine désirait une réconciliation mais que Richard s’y opposait. 

Tristan se fâcha et assiégea le château avec son armée. Au moment où Richard se voyait battu, il essaya d’empoisonner sa femme avec du vin. Mais il échangea des coupes par méprise et tomba lui-même mort à terre. Tristan pardonna à Albine et la ramena avec ses enfants en Angleterre. Après leur départ, un gouverneur fiable s’occupa du château. 

D’après les sources conservées, à la différence de la légende, on raconte que le château fut fondé sur le sommet d’un petit cône basaltique par une famille noble, les seigneurs d’Osek (Ryzmburk), probablement à la fin du 14e siècle.

Repris et adapté de: Burachovič, S. Pověsti Karlovarska (Légendes de la région de Karlovy Vary), Median, Karlovy Vary 1992, p. 40–42                                                                                                                                             Littérature : Durdík, T. Ilustrovaná encyklopedie českých hradů (Encyclopédie illustrée des châteaux tchèques), Libri, Praha 2000 http://hrady.dejiny.cz