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Cheb – le château-fort, ville classée au patrimoine culturel 

Cheb – le château-fort, ville classée au patrimoine culturelLa première mention écrite de la ville Cheb date de 1061 et constitue aussi le document le plus ancien décrivant les colonies médiévales autour de Cheb.

En 1167, l'empereur Frédéric Barberousse acquit le domaine de Cheb et reconnut l'importance de son emplacement frontalier pour la politique impériale. Au cours du règne de centenaire de la famille Štauf, la colonisation de Cheb fut terminée et, mis à part un grand nombre de châteaux et de demeures fortifiées, on y trouvait près de 300 villages. Cheb en tant que ville (Civitas) est mentionnée pour la première fois dans un acte datant de 1203. En 1266, Cheb fut occupé par l´armée de Přemysl Otakar II qui profita de sa position de gestionnaire des biens impériaux et rattacha la région de Cheb à son territoire.

Cheb, avec ses 7300 habitants, était au début du 15e siècle la plus grande et une des plus riches villes de la Couronne de Bohême. La ville intérieure comptait d'environ 400 maisons et les faubourgs avant leur destruction environ 200. Les habitants de Cheb maintenaient leurs propres forces militaires composées de mercenaires recrutés et reconstituées de brigades corporatives.

Cheb – le château-fort, ville classée au patrimoine culturelAu cours de la Guerre de Trente Ans, Cheb était une position stratégique et une base opérationnelle avantageuse pour les deux parties qui alternaient régulièrement le pillage des alentours, la collecte des taxes et la prise des stocks. En 1631, la ville fut conquise par l´armée saxonne, l´année suivante c´est Albrecht de Valdštejn qui la reçut en retour et en 1647 la ville fut de nouveau occupée par les Suédois. Le premier grand dépérissement de la ville et des alentours est associé avec le premier séjour du chef des troupes impériales, dont le nom resta à jamais lié à celui de Cheb.

La mort de Valdštejn en 1634 ne modifia pas la situation de la ville. La guerre amena la ville au bord de l'extinction économique. Un tiers des maisons et de tous les faubourgs fut démoli, de nombreux artisans et commerçants émigrèrent ; Cheb était une ville dégradée et laissée à l´abandon. Depuis la fin du 17e siècle, Cheb commença de nouveau à progresser économiquement et culturellement mais n´atteignit pas sa position ancienne.

Cheb – le château-fort, ville classée au patrimoine culturelL´importance essentielle pour la croissance ou le déclin des différents sites fut l'émergence du réseau ferroviaire. Ouverte en 1865, la gare permit à la ville, enfermée encore à cette période par les murs médiévaux tels qu’ils étaient au 13e siècle, d’ouvrir la porte à la ville moderne. Une construction active commença à remplir l´espace vide sur un kilomètre entre le centre historique et la gare. La place fermée fut ouverte dans sa partie haute grâce à la démolition de deux maisons et par le nivellement des différences de hauteur entre le fossé des remparts de la ville (aujourd'hui rue Šlikova) et les fortifications externes où l’on a construit la nouvelle rue Nádražní. La plupart des maisons existantes furent à moitié enterrées, le reste fut démoli et en peu de temps de nouveaux bâtiments commencèrent à apparaître.

À l´endroit des anciens fossés du château fort et des murailles extérieures, on construisit trois nouvelles rues circulaires (aujourd´hui Komenského, Májová et Evropská) le long desquelles les nouveaux bâtiments de l´église évangélique (1871), le bâtiment central de l´école Rudolfinum (1874) et le théâtre (1874) formèrent la future image de la ville au 20e siècle.

La culture et la vie sociale se développèrent parallèlement à la transformation de la ville dans la 2e moitié du 19e siècle. Grâce à la construction d'un nouveau théâtre, une scène permanente s´installa à Cheb, de nombreuses chorales et autres groupes d'intérêt commencèrent à développer leurs activités. En 1873, sur l'initiative de G. Schmid, Cheb construisit un des premiers musées régionaux de Bohême. Au début du 20e siècle, on trouve à Cheb une bourgeoisie commerçante, un capital économique concentré ainsi que des installations industrielles importantes (l’usine de construction mécanique Fischer fondée en 1863 figure parmi les principaux fabricants de machines agricoles ; la société anglaise Premier créée en 1891, marque reconnue de bicyclettes et de motocyclettes ; une société néerlandaise construite en 1911, l´usine Eska), un secteur d'industrie alimentaire (la brasserie fondée en 1873 est par sa production l’une des plus grandes de Bohême), des usines de textile et des entreprises de construction.  

Le noyau historique de la ville fut, au tournant des années 1950 et 1960, assaini et restauré. Par le caractère unique de ces constructions et de son architecture, Cheb, qui possède actuellement plus de 32 000 habitants, fut classée au patrimoine culturel en 1981.

Curiosités: La légende de la tour ouest inachevée de l´église Saint-Nicolas

Liens:

http://www.cheb.cz/
http://www.mestocheb.cz
http://www.hrady.cz/index.php?OID=158
http://hrady.dejiny.cz/cheb/index.htm